5. Etre un territoire attractif au plan régional, national, et européen

5.1 Bâtir une attractivité territoriale fondée sur notre héritage industriel et culturel
+ Confirmer notre ADN industriel pour acter avec les pouvoirs publics une démarche de réindustrialisation.
+ Valoriser les métiers de l’industrie.
+ Développer une marque de territoire « Nord Franche-Comté » au service de l’attractivité industrielle, et économique.
+ Conjuguer les politiques publiques culture, sport, tourisme au service de l’attractivité du Nord Franche-Comté.
+ Valoriser notre patrimoine industriel et naturel avec les sociétés savantes.
 
5.2 Conserver une présence territoriale de l’Etat forte
+ La présence des services de l’Etat dans le territoire est un atout considérable, notamment pour l’exercice des fonctions régaliennes (sécurité, justice, pénitentiaire, sous-préfecture, …).
+ La contrainte budgétaire peut conduire l’Etat à engager des réformes, qui seraient défavorables pour notre territoire.
+ Dans le domaine, la vigilance est de mise, à l’heure où les problèmes de sécurité sont nombreux, et où le narcotrafic gagne les villes moyennes, voire la ruralité.
+ Mais, une meilleure coordination des services de l’Etat, trop “enfermés” dans leur logique départementale est une nécessité. L’espace Nord Franche-Comté est une réalité de vie pour ses habitants, il doit également l’être au plan administratif.
+ Les collectivités sauront être des interlocuteurs responsables, et coopératifs.
 
5.3 Faire de l’enseignement supérieur et de la recherche le vecteur d’attractivité
+ Incontestablement, l’enseignement supérieur et la recherche seront les grands défis du prochain mandat 2026-2032. C’est un levier d’attractivité précieux qui doit être amplifié avec l’UTBM qui « colle à la culture de ce territoire » (dont le centre de décision est à Sevenans), mais aussi amplifié avec l’Université Marie & louis Pasteur (dont le centre de décision est à Besançon, mais qui possède plusieurs laboratoires de recherche et formations dans le Nord Franche-Comté), et sans oublier l’Université Bourgogne Europe (dont le centre de décision est à Dijon). En effet, les faits sont établis : plusieurs laboratoires de recherche situés dans le nord Franche-Comté sont affiliés à des laboratoires dont les centres de décision sont à Besançon (FEMTO-ST, ELLIADD, NIT, etc.) ou à Dijon (ICB, CIAD, etc.). Il est donc important que les collaborations existantes avec ces deux autres pôles universitaires régionaux, mais également avec l’Institut de Formation aux Métiers de la Santé -IFMS du Nord Franche-Comté (qui est rattaché à l’hôpital Nord Franche-Comté, mais implanté sur le campus universitaire des portes du Jura, à Montbéliard) soient maintenues, tout en adoptant également une ouverture franche vers l’Université de Haute-Alsace et vers le réseau des HE-ARC suisses, sans négliger le réseau national des Universités de Technologie et pourquoi pas le réseau des Universités Européennes de Technologie.
+ Les coopérations entre notre territoire et ces différents établissements doivent être nombreuses, et la capacité d’accueil d’étudiants sur le territoire doit être stimulée pour combler notre retard historique dans la matière (objectif commun au Nord Franche-Comté). En effet, les chiffres parlent d’eux-même, le ratio nombre d’étudiants / nombre d’habitants est anormalement très bas sur le territoire du Pôle Métropolitain. Un sursaut s’impose en la matière en stimulant les capacités d’accueil d’étudiants qui viennent de la France entière (mais aussi de l’étranger). Il faut aussi et surtout créer un écosystème d’innovation et d’entreprenariat extrêmement dynamique pour les fixer sur le territoire et tout mettre en œuvre pour faire émerger des entreprises à haute valeur technologique pour assurer l’avenir du territoire, à l’ère de la réduction lente mais progressive des effectifs des grands groupes industriels.
+ La problématique est systémique : plus d’étudiants, c’est plus d’animation et plus de vitalité dans nos centre villes et c’est aussi plus de chiffre d’affaires pour nos commerçants. Les impacts à long terme sont stratégiques : sur la démographie, sur l’élévation du niveau intellectuel de nos populations, sur la création de l’emploi (si le volet activation de l’entreprenariat est engagé), sur la culture, etc.
+ Le volet Enseignement Supérieur Recherche est donc hyper-stratégique, il est à traiter en coopération étroite, et non en concurrence avec Belfort. La problématique d’un “Campus Métropolitain Nord Franche-Comté” comme sujet fondamental pour l’avenir de notre bassin de vie doit être reposée à nouveau. L’objectif de ce campus est bien de servir les intérêts de notre territoire et non pas ceux des autres territoires. 
+ La formation aux métiers de la santé est également un secteur à soutenir en lien étroit avec la Région, compétente en la matière.

5.4 Savoir travailler avec nos voisins
+ Visiblement, la relation avec Belfort est empreinte de défiance, voire de crainte ! Vu de loin, le Pays de Montbéliard seul n’est pas suffisamment visible. La force du Nord Franche-Comté est indéniable (population, trois multinationales, des dessertes performantes, trait d’union des Vosges au Jura, …), et indispensable. Mais à l’évidence, on identifie trois handicaps :
– Un nom peu porteur (Nord …), d’où le besoin de créer une marque de territoire.
– Une absence d’identification statistique par l’INSEE, (découpage en trois départements),
– Un pôle métropolitain « coquille vide ». Investir le pôle métropolitain Nord Franche-Comté, pour un faire un lieu de débat en vue d’établir un « livre blanc » de ce territoire, première entité économique de toute la région.
+ Le rapport de force doit être rétabli pour stopper toute concurrence déloyale, mais il faut impérativement coopérer. C’est indispensable.
+ Et la vision de Montbéliard à Mulhouse doit être intégrée.
+ La frontière avec la Suisse est moins accessible dans le pays de Montbéliard et le canton voisin (Jura suisse) ne possède pas la vitalité des cantons voisins (Bâle, Neuchâtel et Vaud) dont la proximité avec le Haut-Doubs ou l’Alsace apportent une dynamique transfrontalière notoire. Néanmoins, les coopérations sont à travailler, notamment en portant des projets Interreg.