3. Bien vivre dans notre Pays de Montbéliard

3.1 Logement – Habitat
La réalité démographique bouleverse les équilibres en matière de besoin de logements, et le taux de vacance est élevé.
+ Pour autant, les attentes de logements de qualité restent nombreuses.
+ Les outils de planification (SCOT, PLH, ZAN) conditionnent l’avenir et imposent une vision à long terme du territoire.
+ La question d’un PLUI est posée par l’Etat, et doit faire l’objet d’une délibération de PMA, pour accepter ou refuser cet outil d’organisation du droit des sols.
+ Le travail au sein des QPV est majeur (ANRU et requalification urbaine et sociale) ; il suffit de constater la transformation des quartiers sensibles en cours de traitement. La coopération avec les bailleurs et l’Etat s’impose. Cette action est reconnue actuellement dans le Pays de Montbéliard.
+ Le besoin de logements rénovés énergétiquement devrait induire un programme global sur certains périmètres volontaires (PIG ANAH).
+ Une proposition aux communes d’un dispositif de gestion collective des logements communaux, via une structure associative, pourrait s’avérer utile
+ Le gisement du parc privé ne peut être stimulé que par une réglementation plus porteuse. La récente loi doit être examinée pour mobiliser à nouveau les bailleurs privés, malgré un marché du logement peu dynamique. Paradoxalement, la faiblesse des prix de l’immobilier en améliore la rentabilité locative.
 
3.2 Se déplacer dans le Pays de Montbéliard
Les habitants du secteur rural considèrent que les difficultés de mobilité sont le premier signe de l’abandon, avec le retrait des services publics, et la désertification médicale. C’est pourquoi, une réflexion d’un plan de déplacement, intégrant des nouveaux modes de service doit être engagée :
+ La priorité est la densification de l’offre de transport à la demande (Taddy), y compris pour l’accès aux centres de santé.
+ Retrouver une fréquence acceptable sur certaines lignes existantes.
+ Prioriser la desserte du Centre Hospitalier.
+ Gérer les liaisons pour les communes proches du Territoire de Belfort par convention avec le SMTC.
+ Promouvoir l’innovation pour les mobilités partagées et le covoiturage organisé (cf Padam Mobility).
+ Etablissement de lignes de marché, pour certains secteurs.
+ Compléter, assurer la continuité du réseau maillé de voies cyclables pour mobilités actives (en écho avec le tourisme).
+ Prévoir un réseau de bornes de recharges électriques (AMI).
+ Porter une réflexion sur les véhicules intermédiaires (lien avec l’économie).
+ Mais aussi, enfin engager le SERM (Service express métropolitain) inscrit au contrat de plan Etat/Région depuis 3 ans, pour mobiliser plus la Région, autorité organisatrice de premier plan (fer et route).
+ Créer des aires de covoiturages en lien avec APRR, la Région et le Département.
+ Améliorer les liaisons routières et ferroviaires entre Belfort et Montbéliard. C’est l’objectif du SERM, mais pas suffisamment explicite pour tous. Une autorité organisatrice unique entre les deux réseaux urbains n’est pas d’actualité, mais accentuer les coopérations est indispensable.
+ Au titre des voies cyclables : Poursuivre le maillage de liaisons des pistes cyclables inscrites au futur Schéma Directeur Cyclable et étudier la faisabilité de transformation de la voie ferrée Voujeaucourt – Pont-de-Roide – Villars-sous-Dampjoux, en voie verte.

 3-3 Accès aux soins : une problématique complexe et un bouquet de solutions
+ Poursuivre la politique de soutien aux maisons de santé pluridisciplinaires.
+ Défendre « à tout prix » la présence du Mittan à Montbéliard.
+ Négocier avec l’ARS des autorisations d’ouverture de places supplémentaires  de l’offre de soins de nature hospitalière, pour répondre à la situation critique de l’hôpital NFC.
+ Soutenir le projet de “Maison de la Chronicité”.
+ Étendre au secteur rural le dispositif (ou un équivalent) « Médico-bus ».
+ Faciliter l’accueil de jeunes médecins, ou professionnels de santé en formation.
+ Mieux organiser par une offre améliorée en termes de mobilités, l’accès aux hôpitaux, centres de soins, pôle de spécialistes du territoire, pour les personnes empêchées.
+ Promouvoir les actions sport-santé, avec les praticiens, les CTPS, et les clubs sportifs, en réponse à l’enjeu de prévention.
 
3.4 Sport et culture
+ Les politiques publiques concernées émargent sur les secteurs de l’éducation, de l’animation, de l’attractivité.
+ En cela, elles ne constituent pas un “supplément d’âme” des  politiques traditionnelles, mais une priorité à part entière. C’est pourquoi, elles exigent prioritairement des “Assises” ou “Etats généraux” conduits sous l’égide de grands témoins, références dans ces domaines, pour déboucher sur deux schémas stratégiques.
+ Sans attendre, les réflexions suivantes peuvent être énoncées dans le domaine du sport :
– Incontestablement, le FCSM est plus qu’un club de foot. Son histoire récente montre que c’est le « cœur battant » de l’agglomération. Le modèle économique actuel reste fragile, et doit faire l’objet d’attention.
– Pour le reste des disciplines, chacune peut trouver sa place en matière de formation, de détection ou de loisirs fédérés, voire d’animation.
– On peut toutefois souligner le poids du cyclisme avec des organisations internationales, et un club phare avec le CC Etupes, dont la nouvelle orientation devra être évaluée.
– Le soutien à un sport émergent serait un axe à identifier, afin d’acquérir de la visibilité rapidement à peu de frais.
– Le programme de rénovation des gymnases, propriétés de PMA, doit être accéléré grâce à des outils d’ingénierie financière (intracting ou SEMOP dédiée).
– Il faut redynamiser et repenser l’attractivité de la base de loisirs de Brognard comme un “service de loisirs client” et pas seulement comme un pôle d’activité sportif.
+ S’agissant du secteur culturel, l’offre présente est diversifiée. L’enjeu de coordination des saisons, et événements pour le Nord Franche-Comté reste une voie de progrès.
+ En termes éducatifs, le nouveau Conservatoire répond aux besoins. La participation à l’orchestre Victor Hugo devrait permettre une diffusion plus régulière.

3.5 Se former dans le Pays de Montbéliard
+ L’enjeu démographique, avec la réduction de la natalité à l’œuvre depuis 2021, doit conduire à un schéma directeur négocié avec les services de l’Etat, afin de maintenir une carte scolaire pour le primaire et le secondaire, compatible avec la réalité de notre territoire. Sujet majeur pour les maires qui sont en première ligne pour sauvegarder leurs écoles en relative proximité.
+ Les acteurs de l’apprentissage sont également des relais puissants vers l’emploi, et les besoins économiques.
+ L’offre de formation des lycées professionnels doit être adaptée aux besoins économiques du territoire.
+ Les démarches de Campus des Métiers et des Qualifications doivent être poursuivies.