4.1 La politique de l’eau
Petit cycle de l’eau, ou grand cycle de l’eau sont des sujets bien abordés par l’agglomération, permettant de garantir les usages, même en période de sécheresse, la qualité et le prix de l’eau, la sécurité de sa distribution, et son traitement.
Reste le mode de gestion, car pour certains, la reprise en régie à la fin de la DSP actuelle est loin d’être anodine. Une étude préalable, solide et équilibrée des deux options (Régie, et DSP) doit être entreprise sans tarder. À signaler le cas du secteur de Blamont, actuellement géré via un syndicat historique sous forme de régie.
Par ailleurs, quelle que soit la décision, le mode de gestion sous DSP, doit être contrôlé étroitement.
Les autres services développés doivent pouvoir être régulièrement évalués techniquement, et financièrement, selon les objectifs fixés.
Il faut dont :
+ Engager une analyse complète et objective sur la gestion de l’eau, afin de trancher le sempiternel débat sur le mode de gestion (délégation de service public ou régie publique) avant fin 2026.
+ Surveiller la qualité de l’eau des nombreuses rivières de notre territoire, poursuivre les actions menées au titre de la compétence Gemapi.
4.2 La gestion des déchets
+ Exercée en Régie, cette compétence a fait l’objet d’une restructuration importante avec l’introduction nécessaire de la redevance.
+ Incontestablement, la mise en place réussie en secteur rural pose des difficultés en présence de l’habitat vertical. Il est donc nécessaire d’engager une réflexion pour la gestion des déchets en secteur d’habitat vertical, afin d’atteindre les objectifs en matière de tri, et réduire le coût pour les ménages concernés
+ Conventionner durablement avec les collectivités voisines de PMA, pour permettre l’accès aux déchetteries hors périmètre pour les habitants très proches de celles-ci.
4.3 La forêt
+ La forêt est un espace de biodiversité riche. Elle souffre beaucoup, sous l’effet du changement climatique.
+ C’est également une source de revenus pour les communes qu’il ne faut pas négliger. Mais cette source de revenus est actuellement très fluctuante et dépend de plusieurs paramètres dont : les prix instables du marché d’une année à l’autre, la pénurie et les tarifs de bûcheronnage, etc. Le développement de chaufferies biomasse (à pellets ou à plaquettes forestières) dans plusieurs communes et la démocratisation d’unités de chauffage à pellets pour les maisons individuelles chez les particuliers nous questionnent sur l’importance de mettre en place une nouvelle chaîne de valeur locale de transformation autour du bois énergie sur le Pays de Montbéliard, pour répondre à ces nouveaux besoins.
+ Historiquement, le Pays de Montbéliard a été le siège d’une activité forestière, avec de nombreuses entreprises de première et de deuxième transformation du bois. L’élaboration d’une charte forestière serait un axe fédérateur indéniable. L’élaboration de cette future charte pourrait s’inspirer des documents existants concernant le Nord Franche-Comté, mais aussi des compétences de l’ONF et pourrait fixer des priorités pour :
– l’économie de la filière forestière,
– le bois-énergie,
– l’impact en termes de transition écologique de ces projets, souvent communaux (chaufferies biomasse, réseaux de chaleur), à un moment où l’énergie carbonée reste très sensible aux aléas du monde,
– la dimension récréative des massifs forestiers.
4.4 La biodiversité
+ Au Pays de Cuvier, on ne peut que valoriser la préservation de la biodiversité, dans le respect des prescriptions réglementaires, en intégrant les zones de protection, et celles de forte protection.
+ Sensibiliser les scolaires à la protection de la biodiversité (Damassine, …) est également un axe majeur.
+ Poursuivre la protection des zones à haute qualité de biodiversité (Espaces naturels sensibles, réserves régionales, zones Natura 2000, …).
+ Veiller avec ATMO à la pérennité des dispositifs de mesure de la qualité de l’air.
+ Elaborer une charte forestière en lien avec l’ONF, le CRPF, les associations, afin de préserver le capital économique, et naturel de nos forêts fragilisées par le réchauffement climatique.
+ maintenir le dispositif des gardes nature très apprécié par les communes.
4.5 L’énergie
+ La production d’énergie renouvelable, en particulier photovoltaïque, doit être recherchée. Une démarche volontariste a déjà été engagée avec l’attribution de secteurs via un Appel à Manifestation d’Intérêt. Il nous faut donc produire davantage d’énergies renouvelables (ENR), notamment photovoltaïque (cf : zones déjà identifiées par l’AMI photovoltaïque), ou par méthanisation au sein des sites de traitement des eaux.
+ D’autres pistes, notamment d’ombrières solaires avec la couverture des parkings par les gestionnaires privés est à inciter.
+ La couverture par les éoliennes semble suffisante, et les gisements exploités.
+ Promouvoir l’installation de chaudières biomasse avec réseaux de chaleur pour les équipements publics, ou les logements sociaux.
+ Lutter contre les îlots de chaleur par des projets de végétalisation.
+ Capitaliser sur les expériences réussies des démonstrateurs labellisés, existants sur le territoire, pour réduire les dépenses énergétiques, en appui sur les innovations numériques.
+ Engager la rénovation énergétique des gymnases propriété de PMA, avec un portage innovant en matière d’ingénierie financière (intracting, SEMOP, …).